Vous rêvez d’une île où volcans endormis, plages turquoise et traditions ancestrales se rencontrent ? Visiter l’île de Jeju, c’est découvrir le petit paradis secret des Coréens. Située à une centaine de kilomètres au sud de la péninsule, cette île volcanique reste encore assez méconnue des voyageurs occidentaux. Pourtant, elle mérite largement le détour. Entre randonnées sur le mont Hallasan, rencontres avec les plongeuses haenyeo et découverte des mystérieuses statues de pierre, Jeju vous réserve bien des surprises. Alors, prêt à explorer ce petit bout de Corée du Sud ?

L’île de Jeju, un concentré de nature et de culture
Une île volcanique aux paysages variés
Jeju est née il y a environ 2 millions d’années suite à l’éruption du mont Hallasan. Ce volcan endormi (sa dernière éruption remonterait à 800 ans) culmine à 1950 mètres. Il domine toute l’île. D’ailleurs, par temps clair, on peut l’apercevoir depuis n’importe quelle ville.
L’île offre une incroyable diversité. Au centre, une forêt luxuriante entoure le Hallasan. Sur la côte, falaises abruptes et plages de sable se succèdent. Certaines plages, comme Woljeongri au nord ou Jungmun au sud (notre préférée), affichent des eaux turquoise. Attention toutefois : l’origine volcanique de l’île signifie qu’on ne trouve pas partout du sable fin. Mais les quelques plages qui en ont valent vraiment le coup d’œil.
Les Coréens surnomment Jeju « l’Hawaï coréen ». Le climat subtropical y est agréable toute l’année. Les températures oscillent entre 5 et 28 degrés. Même en hiver, le thermomètre descend rarement sous zéro (sauf en altitude, évidemment).
Des traditions uniques
Visiter l’île de Jeju, c’est aussi plonger dans une culture bien particulière. L’île possède son propre dialecte. Elle a même développé une société aux codes différents du reste de la Corée. Ici, les femmes ont historiquement joué un rôle économique majeur. On les appelle les haenyeo, littéralement « femmes de la mer ».
À l’image des plongeuses Ama, elles plongent en apnée et descendent jusqu’à 15 mètres de profondeur sans bouteille d’oxygène. Elles récoltent ormeaux, poulpes et oursins à mains nues. Parfois jusqu’à 7 heures par jour. Aujourd’hui âgées de 60 à 80 ans pour la plupart, elles sont environ 5000 sur l’île. Leur culture a été inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO en 2016. Malheureusement aujourd’hui, peu de jeunes veulent reprendre ce métier difficile.
Autre symbole fort de Jeju : les Dol Hareubang ! Littéralement « grands-pères de pierre » ils sont des statues taillées dans la roche volcanique. Ils mesurent parfois jusqu’à 3 mètres de haut. Reconnaissables à leurs grands yeux sans pupilles, leur large nez et leur chapeau en forme de champignon, ces gardiens protégeaient autrefois, dit-on, l’île des démons. Aujourd’hui, on les croise partout : à l’entrée des ponts, devant les hôtels, dans les boutiques de souvenirs… Ils sont devenus l’emblème de Jeju.

Conseils pratiques pour visiter l’île de Jeju
Comment s’y rendre ?
L’île dispose d’un aéroport international très bien desservi. Depuis Séoul, de nombreux vols quotidiens relient Jeju en environ 1 heure. Des vols partent aussi de Busan, Daegu et d’autres villes coréennes.
Il est aussi possible d’arriver en bateau depuis le continent. Plusieurs ports coréens proposent des traversées. C’est long et pas forcément moins cher que l’avion, mais ça apporte un petit charme en plus au voyage… De notre côté, c’est la façon que nous avons choisi pour visiter l’île de Jeju.
Une fois sur place, la question du transport se pose. L’île fait environ 230 km de tour (en restant sur la côte). Le réseau de bus est très développé et permet de rejoindre la plupart des sites touristiques. Pratique et économique. Pour plus de liberté, la location de voiture ou d’un scooter sont des options à envisager.
Quelle est la meilleure période ?
Dans les faits, on peut visiter l’île de Jeju toute l’année grâce à son climat relativement doux. Après, soyons honnêtes, certaines périodes sont plus agréables ! Le printemps (avril à juin) et l’automne (septembre à novembre) offrent les meilleures conditions. Températures douces, peu de pluie, paysages magnifiques, possibilité de se baigner… Par contre, c’est aussi la haute saison touristique, donc attendez-vous à plus de monde… Reste l’été (juillet-août) qui affiche des températures autour de 26-33°C mais c’est aussi la période la plus fréquentée et la plus humide (saison des pluies).
L’hiver (décembre à février) est plus calme. Les températures restent douces en bord de mer (autour de 5-10°C). Par contre, le sommet du Hallasan se couvre de neige. Si vous aimez les randonnées hivernales, février-mars est parfait pour randonner sur le volcan sous la neige.
Infos à connaître avant de partir
La population de Jeju parle un dialecte local mais comprend le coréen standard. Beaucoup d’habitants parlent d’ailleurs japonais (conséquence du passé). Les jeunes générations apprennent l’anglais à l’école. Les services touristiques sont généralement accessibles en anglais, parfois même en chinois.
Pour les repas, vous pouvez manger pour 2-3€ dans les convenience stores (petits supermarchés). Les restaurants proposent des plats entre 6 et 15€ en moyenne. Ne manquez pas les spécialités locales : le fameux porc noir de Jeju grillé au barbecue, le hallabong (un agrume unique à l’île), et bien sûr les fruits de mer.
Prévoyez des vêtements adaptés à la randonnée si vous comptez gravir le Hallasan. Le sentier est bien aménagé, mais de bonnes chaussures de marche sont indispensables. Pensez aussi à un coupe-vent : il peut souffler fort sur la côte.

À la rencontre de l’île de Jeju
Premier contact avec le mont Hallasan
Nous avons choisi le printemps pour visiter l’île de Jeju. Après notre arrivée à l’aéroport en début de matinée, nous récupérons notre voiture de location. Direction : le parc national du Hallasan. Ce volcan domine l’île de ses 1950 mètres. Impossible de le manquer. Nous décidons d’emprunter le sentier Seongpanak, réputé plus doux que le Gwaneumsa.
Le départ se fait depuis le « Visitor Center ». Les sentiers sont très bien balisés. Au début, on traverse une forêt luxuriante. Après environ 2 heures de marche, on atteint un refuge. L’occasion de souffler un peu et de recharger les gourdes (il y a des toilettes et de l’eau potable, bien pratique). La dernière partie jusqu’au sommet, c’est essentiellement des marches. Beaucoup de marches. L’effort en vaut la chandelle. Une fois au sommet, nous découvrons le lac de cratère Baengnokdam. Par chance, le ciel est dégagé. La vue panoramique à 360° sur toute l’île est à couper le souffle.
La descente nous prend environ 2h30. Au total, nous aurons mis 6 heures pour cette randonnée. Le soir, nous nous installons à Seogwipo, au sud de l’île. Cette ville côtière offre un bon point de chute pour explorer la partie sud de Jeju.

Sur les traces du patrimoine volcanique
Le lendemain, cap sur le cratère Seongsan Ilchulbong, aussi appelé « pic du soleil levant ». Il s’est formé il y a plus de 5000 ans lors d’une éruption sous-marine. Aujourd’hui, c’est l’un des sites les plus photographiés de Jeju. L’ascension prend environ 30 minutes (ouais, plus court que la précédente). Le sentier est bien aménagé mais ça grimpe sec. En haut, on découvre l’intérieur du cratère, une sorte de grande prairie légèrement en pente. En redescendant, nous faisons un détour par les falaises de Jusangjeolli. Ces colonnes de basalte hexagonales ressemblent à des orgues géants. Elles ont été formées par le refroidissement rapide de la lave au contact de l’eau de mer.
Notre dernière visite de la journée nous mène au Jeju Stone Park. Ce parc-musée est entièrement dédié à la culture de la pierre sur l’île. On y découvre notamment une impressionnante collection de 48 Dol Hareubang alignés. Ces « grands-pères de pierre » aux visages souriants nous accueillent comme des gardiens bienveillants. Certains sont très anciens, d’autres plus récents. Chacun a sa propre expression, presque sa personnalité. Le parc comprend aussi un village traditionnel reconstitué et un musée sur le volcanisme. Franchement, on s’attendait à quelque chose de plus touristique et artificiel. Mais en fait, c’est vraiment bien fait. Les explications (en anglais) sur la formation géologique de l’île sont passionnantes. On ressort de là avec une meilleure compréhension de ce qui rend Jeju si unique.

Dernière journée entre plages et cascades
Pour notre dernier jour, nous voulions quelque chose de plus tranquille. Direction la plage de Jungmun, au sud de l’île. Sable blanc, eau turquoise, et une rangée de cafés et restaurants face à la mer… Sympa ! Même si on est en avril et que l’eau est encore un peu fraîche pour se baigner, l’endroit est magnifique.
L’après-midi, nous enchaînons avec la visite de plusieurs cascades. D’abord la cascade Cheonjiyeon à Seogwipo. Elle se jette dans un bassin entouré de végétation luxuriante. Puis la cascade Jeongbang, l’une des rares au monde à tomber directement dans la mer.
Notre dernière étape : le marché de Seogwipo Maeil Olle. Un vrai marché local où les habitants font leurs courses. On y trouve de tout : fruits et légumes frais, poissons, viande de porc noir de Jeju, algues séchées… L’occasion de goûter quelques spécialités locales. Nous craquons pour des hallabongs, ces agrumes uniques à Jeju qui ressemblent à de grosses mandarines avec une bosse sur le dessus.
En fin de journée, nous rentrons à notre hôtel. Visiter l’île de Jeju en quelques jours, c’est forcément faire des choix. On aurait pu y passer une semaine entière. Mais même ce court séjour nous a permis de saisir la richesse de cette île. Entre nature sauvage, traditions ancestrales et accueil chaleureux, Jeju nous a vraiment séduits !

Prêt à découvrir la perle volcanique de Corée ?
Visiter l’île de Jeju, parenthèse dépaysante au cœur d’une nature préservée, marcher sur les traces d’un volcan endormi, rencontrer des femmes courageuses qui perpétuent des traditions millénaires, se laisser surprendre par des paysages qui changent à chaque virage… En bref, cette île, encore trop méconnue des voyageurs occidentaux, mérite vraiment qu’on s’y attarde.
Alors, envie de partir à l’aventure en Corée du Sud ? De gravir le mont Hallasan, d’admirer les plongeuses haenyeo, de vous perdre dans les tunnels de lave et de croiser les mystérieux Dol Hareubang ? Nous sommes là pour vous accompagner dans l’organisation de votre voyage sur mesure. Contactez-nous dès maintenant pour créer ensemble l’itinéraire qui vous ressemble en Corée du Sud !




