Le Korakuen d’Okayama

Japon   |   14/02/2019   100 vues

Lors de votre séjour sur mesure au Japon, vous pourrez vous retrouver à l’époque Edo, notamment dans la région d’Okayama et découvrir la beauté et la subtilité des jardins japonais. NostalAsie, votre agence spécialiste de l’Asie, vous en explique un peu plus sur cette région riche en histoire.

Le Korakuen d’Okayama

Situé en face du Château d’Okayama, de l’autre côté de la rivière Asahi, le Korakuen a été pensé autour d’un plan d’eau comme un lieu de balade et de découverte au fil de ses allées et de ses différents coins et recoins agencés comme des scènes avec ses peintures,  pavillons, cours d’eau.... La création du jardin remonte à la fin de dix-septième siècle où le seigneur féodal (Daimyo) d’Okayama, Ikeda Tsunamasa, décida sa construction qui fut achevé au bout de treize années en 1700. Le Korakuen a gardé sa structure originelle même si il a connu depuis quelques changements que l’on peut retrouver au fil des différentes œuvres qui le parsèment. Longtemps fermé au grand public, le jardin fut utilisé par le Daimyo comme lieu de réception ainsi que lieu de repos pour le seigneur local. Longtemps, le lieu fut donc interdit de visite à la population locale. Le Korakuen ne fut finalement ouvert au public qu’à la fin du dix-neuvième siècle, en 1884, lorsque la préfecture d’Okayama en devint propriétaire. Malgré les affres du temps et de l’histoire le jardin est aujourd’hui toujours une fierté pour les habitants d’Okayama car il est reconnu comme l’un des trois plus beaux jardins du Japon et cette renommée s’étend au-delà des frontières du pays. Au fil des saisons vous pourrez admirer de nombreuses espèces de fleurs : pivoine, azalée, iris, cerisier, lotus, camellia…et son histoire a mené le Korakuen à avoir été déclaré en 1952 comme "site pittoresque" selon la Loi sur la protection des biens culturels. Il est depuis géré en tant que bien culturel historique à transmettre aux générations futures.

Les grues, l’un des symboles du jardin, avaient disparus de la région peu de temps après la Seconde Guerre Mondiale mais dans les années 50, Guro Moruo, un scientifique ayant grandi à Okayama, nostalgique du Jardin d’avant-guerre, sans son château (alors détruit) et sans ses grues fit le don de deux grues. Aujourd'hui, c’est une soixantaine de grues qui sont élevées dans la préfecture dont huit  sont toujours élevées au Korakuen avant d’être relâchées chaque année au jour de l'an pour admirer leur envol.

Le Korakuen n’est pas qu’un simple jardin pour les habitants d’Okayama mais il est également le lieu de souvenir, de rencontres, de nombreuses manifestations et évènements qui ont lieux tout au long de l’année.

On peut notamment voir des personnes défiler par le jardin et portant des costumes traditionnels pour se rendre au sanctuaire Munetada lors de la fête de Goshinko. On peut assister depuis plusieurs décennies à un grand festival du thé. Une grande fête de la cueillette du thé est également organisée où l’on peut voir d’élégantes femme porter le kimono et s’exercer à cette cueillette traditionnelle à laquelle vous pourrez aussi vous essayer. Lieu d’histoire et de culture du théâtre Nô, un art traditionnel japonais sont joué et expliquées pour les novices pour permettre de mieux le faire connaître. Une cérémonie du repiquage du riz, accompagnée de musique et de chant, est elle organisée le deuxième dimanche de juin. Selon les moments de l’année les horaires d’ouverture peuvent être avancé comme pour admirer à l’aube l’ouverture des lotus le premier dimanche de juillet ou retardé en août pour vous balader à la lueur des bougies qui jalonnent alors les allées du jardin. Un autre évènement assez spectaculaire a lieu chaque année au début du mois de février lorsque des pelouses du jardin sont brûlées pour mieux laisser repousser la nouvelle herbe débarrassée de parasites. La paille qui protégeait notamment certains arbres est également brûlés ce même mois pour célébrer l’arrivée du printemps.

Il peut être aussi intéressant de coupler la visite du Korakuen et celle du Château d’Okayama lui faisant face et bénéficier pour les deux sites s'un meilleur prix ou de prendre un billet avec la visite du Musée préfectoral ou même celle du Musée des beaux-arts d’Hayashibara.

photo: OT Okayama

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